Ce mois-ci j’ai surtout travaillé sur mon recueil de poésie. Ce n’était pas facile car je n’arrive pas à me discipliner pour écrire de la poésie. Pour la fiction, c’est une affaire conclue : je m’assieds à mon ordinateur, et si je décide d’écrire une nouvelle, c’est fait. Pour la poésie, c’est différent.
Elle m’arrive sur le moment, souvent dans les transports en commun, et quand je me force à écrire, je ne suis pas toujours très contente de ce que je produis. Je ne sais pas pourquoi. En novembre, je suis allée sur la tombe de Christophe Tarkos à Paris pour chercher des réponses. Sur sa tombe, j’ai eu une sorte d’intuition sur la manière de composer un recueil. C’était très romanesque. Je me sentais au cœur de mon propre Bildungsroman. Je suis rentrée chez moi en ayant hâte d’écrire, mais bien vite, cette hâte est retombée. Pourtant, même si je n’avais toujours pas de recueil, il me restait des poèmes. Que faire de tous ces textes ? J’en ai parlé autour de moi et Claire Von Corda, qui commence à devenir un personnage récurrent de cette newsletter, m’a conseillé de travailler à partir des poèmes que j’avais déjà et de les ordonner au lieu de commencer un nouveau recueil à zéro. Une longue quête a commencé. Je fais attention à ma fiction, mais mes poèmes sont éparpillés partout dans mon ordinateur et dans mon téléphone. Pourquoi suis-je aussi désinvolte avec eux ? Bien sûr, en compulsant mon application Notes, je me suis rendue compte que des textes que je me souvenais avoir écrits s’avéraient désormais introuvables. Néanmoins, je suis parvenue à réunir une bonne soixantaine de textes dans un fichier Word.
En les classant, j’ai dégagé 4 axes :
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